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INTRODUCTION,imposées , dont les principales places fortesétaient occupées par les Français , tandis qu’unearmée française d’environ quatre-vingt millehommes était stationnée sur ses frontières ; laPrusse avait senti que si Napoléon portait laguerre en Russie -, et ne s’alliait point avec elle,il ferait préalablement disparaître de l’Alle-magne jusqu’au nom prussien. Frédéric-Guil-laume se vit donc réduit à solliciter l’alliancede son plus cruel ennemi. On fit d’abord auxpropositions qu’il adressa à ce sujet des ré-ponses évasives, soit que les résolutions deNapoléon relativement à la conduite qu’il tien-drait à l’égard de la Prusse ne fussent point ar-retées, soit qu’il craignît de se voir contraintà rompre avec la Russie plus tôt qu’il ne levoudrait. Il se décida enfin, au commencementde l’année 1812, à conclure avec la Prusse untraité (18) d’alliance offensive et défensive ,par suite duquel Frédéric-Guillaume s’enga-geait à fournir à Napoléon , en cas de guerrecontre la Russie , un corps auxiliaire de vingtmille hommes, et à pourvoir à la subsistancede l’armée française pendant son passage enPrusse.
L’empereur d’Autriche ne put rester neutre,ainsi qu’il l’aurait désiré ; il conclut avec Na-