I0 G INTRODUCTION,
avaient insisté, ils auraient indubitablementobtenu la restitution de toutes les provincesnouvellement conquises.
La signature des préliminaires était sans douteun grand acheminement à la paix ; mais il fallaitencore que le traité fût ratifié par le sultan, etl’on devait supposer que Napoléon emploieraittout son crédit pour en empêcher la ratification.Le monarque français s’était effectivement dé-cidé à envoyer un ambassadeur extraordinaireà Constantinople . Le but de cette ambassadeétait d’engager le sultan Mahmoud à recom-mencer les hostilités contre les Puisses et à semettre lui-même à la tête de ses troupes. Le lieu-tenant-général comte Andréossi , choisi pourremplir ce poste, n’arriva à Laybach, en Croa-tie , que le 7 juin 1812, et nous avpns vu queles préliminaires de la paix entre la Russie et laTurquie étaient déjà signés. Andréossi s’arrêtaà Laybach, selon ce qui lui avait été prescrit,en attendant l’ordre de continuer sa roule.Napoléon retardait le départ de son ambassa-deur, parce qu’il ne pouvait l’envoyer avec depareilles instructions qu’au moment de com-mencer les hostilités contre la Russie .
Pendant le cours de ces diverses négocia-tions, Napoléon adressa à Alexandre les pro-