LIVRE I.
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» guerre, » et répéter à plusieurs reprises, « ne» sait quanti reviendra ; » circonstance qui futremarquée , moins encore parce qu’on observejusqu’aux moindres paroles des hommes ex-traordinaires, que parce que celles qu’il pro-nonçait ainsi par une sorte de distraction , sem-blaient indiquer qu’il reconnaissait lui-mêmecombien son entreprise était hasardeuse.
Le même jour où il franchissait ainsi le Nié-men , avec la partie de son armée qu’il comman-dait immédiatement, Macdonald le passait aussià Tilsit; Jérôme et Schwartzenberg ne de-vaient pénétrer en Russie que quelques joursplus tard; Eugène restait momentanément enobservation sur la rive gauche du Niémen , dansles environs de Pilony.
L’armée russe était alors dispersée depuis lamer Baltique jusqu’à la Gallicie ; elle était par-tagée en trois armées désignées par les nomsde première armée de l’ouest, deuxième arméede l’ouest et troisième armée de l’ouest (a). La
(i a ) On trouvera à la fin de ce volume des tableaux et desétats de situation présentant la force et la composition des arméesfrançaises et russes . On remarquera que les corps d’infanterierusse portant la dénomination de division n’étaient que de six ahuit mille hommes , et que les corps d’armée russe n’étaientordinairement composés que de deux divisions ; ainsi ils étaient apeu près de la force des corps qui portaient le nom de divisiondans l’armée française. La même observation s’applique à la