LIVRE I.
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» aux forces de l’ennemi.
» Il n’est pas nécessaire de rappeler aux com-» inandans, aux chefs de corps et aux soldats» leur devoir et leur bravoure. Le sang des va-)> leureux Slaves coule dans leurs veines. Guer -» riers, vous défendez la religion, la patrie et» la liberté ! Je suis avec vous. Dieu est contre» l’agresseur. »
Signé Alexandre.
Le meme jour, Alexandre adressa au comteSoltikof, gouverneur de Saint-Pétersbourg , la
lettre suivante, en lui ordonnant de la rendrepublique :
« Comte Nicolas Iwanowiez ! les troupes» françaises ont passé la frontière de notre» empire ; la stricte observation de l’alliance a» été payée par la plus perfide agression. Pour» conserver la paix, j’ai épuisé tous les moyens» compatibles avec la dignité de ma couronne» et les intérêts de mon peuple ; tous mes ef-» forts ont été sans succès ; l’empereur Napo-» léon a fermement décidé dans sa pensée de» ruiner la Russie . Les propositions les plus» modérées sont demeurées sans réponse ; une» invasion inopinée a dévoilé , d’une manière