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Tome premier.
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LIVRE I.

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dans leur attente, se refroidit ; aussi, malgré larapidité des succès de Napoléon , aucune desprovinces russes qui avaient appartenu à l’an-cienne Pologne ne s’insurgea. On ne sauraitcependant douter que l’arrière-pensée de Napo-léon ne fut, s’il parvenait à dicter des lois à laRussie, de forcer l’Autriche à céder la Gallicie ,pour rétablir le royaume de Pologne dans sonintégrité.

Je ne puis m’empècher de faire observer quelors de la paix que Napoléon conclut avec l’Au-triche en 1809, il pouvait obtenir la Gallicie de cette puissance en lui laissant les provincesIllyriennes et lui accordant quelques indemnitésen Italie . Dans cet état de choses les Polonais,au lieu de soixante mille hommes, en fournis-saient cent vingt mille ; les provinces polonaisesrusses s’insurgeaient indubitablement ; Napo-léon rétablissait la Pologne , lui donnait unroi, et secondé par ce royaume rendu à sonancienne splendeur, contraignait la Russie àsubir sa loi.

Nous avons vu qu’Oudinot, après le passagede la Wilia, avait dirigé une partie de son corpssur Janovvo, tandis que l’autre se portait surBobty. Macdonald, dans le même tems, se di-rigeait sur Rossiena, et Ney continuait à suivre