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Tome premier.
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LIVRE I.

2oy

du mouvement offensif de Tormassof, con-vaincu de l’impossibilité où était Reynier del’arrêter, se décida à différer son départ ; ilinstruisit donc Napoléon de l’état des choseset du changement que , dans l'intérêt de l’ar-mée, il avait cru devoir apporter à l’exécutiondes ordres qu’il avait reçus. Napoléon , tout enapprouvant la conduite du général autrichien,le prétendait dans l’erreur. « Il est difficile de» comprendre , disait-il, que l’ennemi ait em-» ployé de vieilles troupes à une diversion,» lorsqu’il eût été si avantageux pour lui de» renforcer Bagration , qui s’est fait battre à» Mohilow par Davout . Il est donc probable» que les divisions dont il est question ne sont» composées que de troisièmes bataillons ,» comme ceux qui sont aux ordres du général» Essen , et dès lors ces deux divisions ne de-» vraient pas faire plus de huit à neuf mille« hommes de mauvaises troupes. » C’est ainsique ce conquérant gâté par la fortune , et quela contrariété irritait, cherchait à se tromperlui-même. Pour lui plaire, il fallait lui montrerles choses non pas telles qu’elles étaient, maistelles qu’il désirait qu’elles fussent; aussi, plu-sieurs personnes ont-elles perdu sa faveur pourlui avoir dit la vérité, tandis que d’autres l’ont». »4