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mands, des Italiens , qui ne connaissaient en-core de cet empire que la sauvage Lithuanie ,où le paysan est si malheureux ? Le même gé-néral adressa une proclamation aux troupes al-lemandes, qui servaient dans l’armée française;il engageait les soldats à abandonner leursdrapeaux pour s’enrôler dans une légion quedevait commander le duc d’Oldenbourg , leurcompatriote, et leur promettait des terres dansles provinces méridionales de l’empire, dansle cas où les efforts des Russes seraient impuis-sans pour délivrer l’Allemagne du joug desFrançais . On pouvait espérer quelque effet decette proclamation, si Napoléon essuyait desrevers; aucun, tant qu’il obtenait des succès.
Dans le même tems, Alexandre rendit unukase qui ordonnait de faire sur-le-champ unelevée d’un homme sur cent dans les gouverne-mens de Witepsk , de Mohilow, de laPodolie,de la Wolhinie, de la Livonie et de l'Estonie :ces gouvernemens, voisins du théâtre de laguerre, pouvaient se trouver envahis ; il se hâ-tait d’en tirer cette ressource.
Nous avions laissé Oudinot se dirigeant surDünaburg. Cette ville, que les Russes travail-laient à fortifier depuis le commencement dei8i î , est sâuée sur la rive droite de la Dwina