LIVRE I. 285
qui s’élevaient à quarante- deux mille hom-mes («), tandis que son adversaire, privé del’une de ses divisions, ne pouvait lui opposerqu’environ trente mille hommes. Schvvartzen-berg, dans la soirée du 11 , se trouva en pré-sence du général russe , et prit position le longdu marais, depuis Gorodeczna jusqu’à Podub-nié ; le corps autrichien occupait le premier vil-lage; Reynier, avec les Saxons, le second. Cegénéral ayant remarqué que le chemin qui tra-verse le marais devant Podubnié n’était gardéque par de la cavalerie, s’en empara, et établitun poste à l’extrémité du côté de l’ennemi. Lelendemain matin , Tormassof fit attaquer ceposte, força bientôt les Saxons à repasser lemarais, et plaça une partie de ses troupes enobservation vis-à-vis de Podubnié.
Telle était la position des deux armées lors-que Schwartzenberg se décida à tourner sonadversaire ; il augmente le corps de Pieynier de.deux brigades, l’une d’infanterie, l’autre de ca-valerie , lui ordonne de remonter jusqu’au delàde la naissance du marais et de marcher à l’en-nemi en traversant le bois ; il le fait remplacer
(a) De ces quarante-deux mille hommes, vingt-neuf milleappartenaient au corps autrichien et treize mille au septièmecorps.