LIVRE. I,
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examinons quelle était alors la situation géné-rale du théâtre de la guerre. La Lithuanie , laSamogitie et la Courlande étaient en son pou-voir. Le corps prussien resserrait sur la rivegauche de la Dwina la garnison de Riga ; maissur la rive droite, depuis cette ville jusqu’à Dü-naburg, les Français n’occupaient que le seulposte de Kreutzburg. Macdonald était à Düna-burg avec la division Grandjean ; Wittgens-tein n’employait que quelques escadrons pourobserver cette division ; ainsi elle ne prenait au-cune part active aux opérations. Oudinot seretirait sur Polotzk, quoiqu’il eût été jointpar Saint-Cyr. Schwartzenberg poursuivaitTormassof en Wolhinie ; mais l’on devait s’at-tendre à voir le général russe reprendre vi-vement l’offensive aussitôt après l’arrivée del’armée de Moldavie . Dombrowski observaitBobruisk ; Victor était en observation sur la rivedroite du Niémen. Les garnisons de Kowno ,Wilna, Minsk, Slonim , Borisow, Mohilow,Orsza, Witcpsk et dï tous les lieux que lesFrançais occupaient militairement, étaient, engrande partie, composées de régimens de mar-che , de bataillons de traîneurs et des nouveauxrégimens lithuaniens qu’on organisait ; on réu-nissait, autant que possible, plusieurs de ces