milieu d’une plaine, sans le faire soutenir, causason malheur ; il ne dut qu’à lui son salut.
Il est probable que Murat eût contraint ladivision Néwérowskoi à mettre bas les armessans son impétuosité irréfléchie. Il fit chargersans relâche sa cavalerie dont il ne pouvait em-ployer qu’une très-petite partie, et annula ainsiune nombreuse artillerie à cheval qu’il avaitsous la main. Il aurait dû, au contraire, ne fairecharger sa cavalerie qu’après avoir porté avecson artillerie la destruction et le désordre ausein de la division Néwérowskoi. Je suis entrédans de plus grands détails que ne le compor-tait l’importance de ce combat , parce qu’iloffre un exemple mémorable de la supérioritéd’une infanterie aguerrie et bien conduite surla cavalerie.
Nous avions laissé la première armée enavant de Stabna, et la deuxième à Wuidra.Barklay ne consei'va que peu de jours ces po-sitions ; ce général était dans un état d’irré-solution et d’incertitude qu’on doit attribuerprincipalement à l’ignorance extraordinairedans laquelle il se trouvait relativement à l’ar-mée française. Le 12 août il fit revenir Bagra-tion à Smolensk , et ne laissa qu’une division àWuidra; le i 3 , ayant appris que les Français