NOTES DU LIVRE I.
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paysan , et lui fit dire par son interprète qu’il venaitpour leur apporter la liberté. Ce malheureux, pros-terné à ses pieds, selon l’usage des paysans polonaisquand ils paraissent devant un homme d’un rangélevé, l’écoutait d’un air stupide, sans le comprendre.
(11) Page 184.
IL assistait a un bal qu'il donnait, dans son châ-teau de Zacrett, a une demi-lieue de Wilna . Alexan-dre avait acheté depuis peu ce château du généralBeningsen; des troupes y pénétrèrent le jour où l’ons’empara de Wilna et le trouvèrent abandonné; maisil semblait que le bal n’avait été interrompu que de-puis quelques instans, car, dans la confusion quisuivit la nouvelle de l’arrivée des Français , on n’avaiteu le tems de rien emporter : tout fut pillé, brisé,bouleversé.
(12) Page 223 .
Ce fut dans ce but qu ’il adressa deux proclama-tions : l’une a sa nation , l’autre a la ville de Moskou .Je crois devoir rapporter les deux proclamationsd’Alexandre ; elles étaient ainsi conçues :
A notre ancienne ville et métropole de Moskou .
« L’ennemi, avec une insigne perfidie et des forces» égales à son insatiable ambition, a pénétré sur notre» territoire pour y porter la dévastation. Les années» russes brûlent du désir de venger cette invasion par« la destruction de ses bataillons; mais notre ten-