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Tome deuxième.
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LIVRE II. 5

tait déjà de fait; des intérêts et des craintescommunes avaient devancé la lenteur desformes.

On a vu que les préliminaires de la paix entrela Russie et la Turquie avaient été signés àBukarest (28 mai 1812), et qu’Andréossi étaitencore alors à Laybach. Alexandre ratifia letraité (23 juin 1812) la veille du jour où Na-poléon passa le Niémen , tandis que le sultanMahmoud s’y refusa d’abord. Dès que l’An-gleterre et la Russie eurent connaissance de cerefus, elles réunirent de nouveau leurs effortspour amener le sultan à ratifier le traité.

La plupart des troupes turques retournentdans leurs foyers à la paix : celles qui compo-saient alors l’armée étaient fatiguées d’uneguerre longue et désastreuse. Le bruit qu’onavait répandu de la conclusion de la paix avaitfait déserter un grand nombre de soldats. Lesmêmes bruits et la rencontre de ces déserteursfirent rétrograder les troupes d’Asie , qui serendaient à l’armée ; les fonctionnaires publics,surtout les chefs militaires, favorisaient sour-

d’environ 700,000 livres sterling ; et que la Russie enverrait,en garantie de ses engagemens, sa flotte entière, consistanten dix-huit vaisseaux de ligne et douze frégates, dans les poilsd’Angleterre.