76 EXPÉDITION DE RUSSIE .Français s’emparèrent en outre de vingt-unepièces de position, qui se trouvaient encoredans la redoute lorsqu’elle tomba en leur pou -voir. Les troupes de differentes nations qui com-posaient l’armée de Napoléon combattirent avecune égale valeur ; exemple mémorable de l’in-fluence de bonnes institutions militaires, et debonnes méthodes de guerre (i4).
Koutousof, qui avait d’abord espéré pouvoirrenouveler le combat le j our suivant, se décidaà la retraite aussitôt qu’il eut reçu le rapport deses généraux ; il profita de la nuit pour l’exé-cuter ; au point du jour toutes ses positionsfurent évacuées : il avait composé son arrière-garde des troupes qui avaient le moins souffertet en avait confié le commandement à Platof.La possibilité d’une semblable retraite dans uneseule nuit et sur une seule route, tint à ce queles grandes routes de la Russie sont beaucoupplus larges que celles des autres pays de l’Eu-rope .
Telle fut cette bataille («), la plus sanglante
(a) Cette bataille fut appelée par les Russes , bataille de £o~rodino. Napoléon , consultant moins la vérité historique quele désir de donnera la bataille un nom qui rappelât le pays oùelle avait été livrée, l'appela bataille de la Moskwa % quoiquecette rivière passât à près d’une lieue du champ de bataille.