LIVRE II.
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que son étendue ne semblait le promettre.L’hiver, on y comptait trois cent cinquantemille âmes, l’été deux cent cinquante milleseulement, parce que, pendant cette saison, lanoblesse, suivie d’un grand nombre d’esclaves,allait habiter ses terres. Les églises, les édi-fices publics et beaucoup de maisons, d’hôtelset de palais étaient construits en briques; unplus grand nombre encore l’était en bois. L’ar-chitecture de ces bâtimens n'avait point un ca-ractère particulier; c’était un mélange de cellede tous les peuples de l’Europe et de l’Asie . Lamême variété se remarquait dans le costumedes habitans, parmi lesquels il y avait un grandnombre d’étrangers qu’attirait le commerce :il en résultait un aspect très-singulier, et quin’était pas sans agrément.
Moslcou se divisait en deux parties bien dis-tinctes ; la première, appelée le Kremlin , étaitune antique citadelle , bâtie sur une colline quidomine la ville , et est située sur la rive gauchede la Moskwa ; la forme de cette citadelle étaittriangulaire ; elle avait une demi-lieue de cir-conférence et était entourée d’une muraille enbriques , semblable à celle de Smolcnsk, et quiavait été bâtie en i36y. Autour de cette mu-raille , mais seulement dans la partie qui n’est