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nement ; il le fut encore davantage de ne pasvoir paraître de députation; la vérité était siinvraisemblable qu’il ne pouvait la soupçonner;aussi, craignant que les Russes ne lui eussentdressé quelque embûche , il ne marchait qu’a-vec précaution, et poussait des reconnaissancesdans les rues qui aboutissaient à celles qu’ilsuivait. Parvenu près du Kremlin , ce silenceet cette solitude qui avaient régné jusqu’alorscessèrent tout à coup ; un mélange d’hommesdu peuple, de soldats, de Kosaques, au milieudesquels se trouvaient un grand nombre devoitures chargées de blessés et de bagages, enobstruait les approches ; quelques coups de fu-sils furent tirés sur l’avant-garde, qui dispersaaussitôt ce rassemblement. Murat , s’aperce-vant alors qu’il avait été trompé, fit chargersur les Kosaques qui se trouvaient à l’arrière-garde de Koutousof. Toutefois, ses craintes re-lativement à une surprise devenant plus vives,il continua à prendre les mêmes précautions ;aussi ne fut-ce qu’à sept heures du soir qu’ileut traversé Moskou ; il fit aussitôt bivouaquerses troupes , et pour les empêcher de se répan-dre dans la ville , il la fit envelopper d’unechaîne de postes depuis la route de Riazan jus-qu’à celle de Pétersbourg.
Mortier fit bivouaquer son corps d’armée