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Tome deuxième.
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i 7 4 EXPÉDITION DE RUSSIE ,corps. Les Bavarois , irréprochables devantl’ennemi, ne pouvaient supporter les fatigueset les privations de cette guerre.

On avait profité du repos qui avait suivi lesderniers combats pour retrancher Polotzk ; unpalissadement entourait la ville ; trois redoutesavaient été construites au delà de la Polota, etdeux batteries entre cette rivière et la Dwina,en avant du palissadement. Ces travaux n’é-taient point entièrement terminés , lorsqueW ittgenstein , ayant reçu les renforts («) dontnous venons de parler, reprit l’offensive : il seproposait d’attaquer Polotzk de front et à re-vers. Le 16 octobre, il commença à se dirigersur ceLte ville; ce même jour, Steinheil, avecson corps et un régiment de hussards queWittgenstein avait mis à sa disposition , pas-sait la Dw ina à Druia, et se portait sur Polotzk par la rive gauche du fleuve ; un détachement

(a) Presque tous les renforts que Wittgenstein venait de re-cevoir lui étaient arrivés par Sébej et Picwel, en deux déta-chcmens forts ensemble de quatorze mille cinq cents hommes,dont dix mille appartenaient à la milice de Pétersbourg. Cettemilice portait la barbe et une croix sur son bonnet, ainsi quetoutes celles qui furent levées alors ; elle était en partie arméede piques. Plusieurs de ses officiers appartenaient aux premiè-res familles de la cour.