LIVRE 11.
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plus de vingt mille blessés ou malades ( n );mais sa cavalerie était tellement épuisée qu’ellene pouvait plus tenir tète à celle des Russes .L’armée, d’ailleurs, n’était point encore ré-tablie de ses fa ligues ; elle n’avait de muni-tions que pour une seule bataille ; sa marcheétait embarrassée par six cent sept bouchesà feu , et deux mille quatre cent cinquante-cinqvoitures d’artillerie ( b ) qu’elle traînait à sa
léon , s’élevait encore à quatre-vingt-quinze mille sept centsoixante-quinze hommes présens sous les armes, dont environdix-sept mille de cavalerie ; mais si l'on fait attention que l’étatque nous venons de donner comprend indubitablement luigrand nombre de blessés et de malades qui étaient restés aveeleurs régimens, on en concluera que le nombre des combat-tins , à l’époque du 20 septembre, ne devait pas s'élever àplus de quatre-vingt-dix mille, l’ar cette même raison, j’aiporté à vingt mille le nombre des blessés et malades, quoi-qu’il n’y en eût alois qu’environ quinze mille dans les hôpi-taux de Moskou .
On se souvient que l'armée avait été renforcée depuis la ba-taille de la Moskwa par la division Pino, du quatrième corps,et par la division Laborde, de la jeune garde. Il était aussiarrivé quelques régimens de marche.
On a pu remarquer que le corps de Junot et les blessés etmalades qui étaient à Mojaïsk , ou plus en arrière, ne sont pascompris dans l’évaluation ci-dessus.
(fl) Lorsque le repos et les excès succèdent aux fatigues elaux privations, il en résulte un grand nombre de maladies.
(b) J’ai évalué approximativement la force de la paitie duparc général qui était à Moskou , n’ayant pu me la procurer