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Tome deuxième.
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NOTES DU LIVRE II.

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autres, d’où naît une espérance générale de la victoire ;enfin la confiance dans celui qui commande. La pertede Moskou remplissait les Russes du sentiment de leurinfériorité, puisque leur général n’avait abandonnécette capitale que parce qu’il se croyait hors d’état dela défendre, et l’incendie, attribué aux Français , de-vait leur persuader qu’un ennemi qui ne ménageaitrien se croyait certain de la victoire ; il devait doncen résulter, sinon un sentiment de terreur, au moinsune diminution de confiance mutuelle et de confiancedans le général, et, par suite, du découragement. Jedois néanmoins ajouter que le soldat russe étant detous les soldats de l’Europe celui qui est doué de l’o-béissance la plus passive, est par cela même moins sus-ceptible de terreur et de découragement.

Ces raisons, appliquées uniquement aux arméesmodernes, acquièrent encore plus de force, parce quedans ces armées les sous-officiers, sortant presque tousde la classe des prolétaires, ont peu d’intérêts com-muns avec les citoyens, et, par suite, sont assez indif-férons aux maux que la guerre fait peser sur leur pays.

FIN DES NOTES DIT DEUXIÈME LIVBE.