338 EXPÉDITION DE RUSSIE ,autres corps de cavalerie, entre Ghorodnia etMalo-Jaroslawetz. Les parcs d’artillerie , debagages et de vivres étaient réunis à Borowsk,à Ghorodnia et en arrière de Malo-Jarosla-wetz. Les forces de Koutousof s’élevaient à en-viron cent mille hommes de troupes régulières,dont trente mille de cavalerie ; celles dont Na-poléon pouvait disposer dans la journée, àsoixante-douze mille hommes (a), dont dixmille seulement de cavalerie. Il pouvait pour-tant se promettre la victoire, s’il en venait auxmains, à cause de l’excellence de son infante-rie ; mais le déplorable état du peu de cavaleriequi lui restait ne lui laissait point d’espoir de
(a) J’évalue à huit mille hommes le nombre des tues etblessés de l’armée russe au combat de Malo-Jaroslawetz , et àdeux mille les hommes qui étaient en arrière comme traîneursou pour toute autre cause
Pour obtenir le nombre de troupes françaises qui pouvaientprendre part à la bataille, j’ai déduit du total de l’armée fran-çaise le corps de Junot, celui de Poniatowski, le comman-dement de Mortier, la division Claparède et la division Mar-chand. J’ai déduit aussi six mille hommes tués ou blessés aucombat de Malo-Jaroslawetz , quatre mille fantassins em-ployés à conduire des voitures de vivres, des troupeaux, ouqui étaient traîneurs, et mille hommes de cavalerie, perteprésumée depuis le 18 octobre. J’ai supposé que Ney, avec lesdivisions Le Dru et Razout, pouvait arriver assez tôt pourprendre part à la bataille, sans quoi Napoléon aurait été ré-duit à soixanle-quâtre mille hommes.