Au bivouac de Semlewo, le 4 novembre, à 5 heuresdu soir.
« Les troupes se sont mises en marche ce» matin , à six heures : les échelons étaient dis-» posés de manière à éviter l’encombrement,» et à être à l’abri des surprises de l’enneini.» Le mouvement rétrograde s’est effectué avec» autant d’ordre qu’on pouvait le désirer quant» aux troupes du troisième corps ; mais la route» était couverte, sans exagérer, de quatre mille» hommes de tous les régimens de la grande ar-« mée, qu’il a été impossible de faire marcher» ensemble. Cela rend la position de l’officier» chargé de faire une arrière-garde d’autant» plus pénible, qu’à la moindre attaque de la» part de l’ennemi, ils prennent la fuite et peu-» vent mettre le désordre dans les colonnes.» L’ennemi m’a attaqué à plusieurs reprises» avec du canon et une multitude de ses Ko-» saques , qui me débordaient constamment ;» mais tous les échelons l’ont si bien reçu,» qu’il n’a pu parvenir à nous entamer, et en-» fin, au moment où j’ai pris position, il a en-