LIVRE III.
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non plus, puisqu’elle n’était composée que derégimens de marche, et que cette ville, cou-verte seulement par les débris du sixième corpsd’armée, était exposée à être attaquée par undétachement du corps de Wittgenstein. Victor,à la vérité, avait eu la mission de secourirWilna, Minsk , Saint-Cyr ou la grande ar-mée , selon la nécessité ; mais il avait été obligéde secourir Saint-Cyr, et ne pouvait plus faireaucun détachement considérable sans s’exposerà être accablé par Wittgenstein ; il aurait d’ail-leurs fallu , pour qu’il put espérer d’arrêterTchitchagof, qu’il marchât contre lui avectoutes ses forces. Il ne se présentait donc au-cun moyen de sauver Minsk .
Bronikowski ne disposait que de trois millecinq cents hommes de troupes lithuaniennes denouvelles levées : n’ayantpoint de renseignemensexacts sur la force du corps qui de Slonim sedirigeait sur Minsk ; ne pouvant d’ailleurs em-ployer d’autres moyens pour conserver cetteplace que de faire bonne contenance pour en im-poser à l’ennemi, il envoya Kochetzki, généralpolonais, avec environ deux mille trois centshommes d’infanterie et trois cents de cavalerie,seules troupes dont il put disposer, à Nowoï-Swerjin sur le Niémen : mais au lieu de lui or-