LIVRE III.
Le i3 , l’armée traversa les ruisseaux de Lu-komlia et d’Uswéia, et se dirigea sur Smo-liany ; elle n’avait encore eu en pi'ésence quede la cavalerie, lorsqu’elle fut arrêtée, envi-ron deux lieues avant que d’arriver au villagede Smoliany, par une division qui défendaitdes bois que traverse la route. Partouneauxrepoussa cette division jusqu’au delà des bois,et l’armée bivouaqua à une petite distance deSmoliany, que Wittgenstein semblait disposéà défendre comme poste avancé de sa position.Le neuvième corps était en première ligne, ledeuxième en seconde. Les forces de Victor nes’élevaient plus alors qu’à vingt-cinq millehommes ; Wittgenstein en comptait trentemille : ainsi, quoique le général français n’eût,depuis le 3o octobre, livré d’autres combats quecelui du 3i octobre, il avait éprouvé une dimi-nution de onze mille hommes, et sa situationétait bien moins favorable pour tenter l’évé-nement eEune bataille qu’elle ne l’avait étéalors.
Le 14 , au point du joui-, une canonnades’engagea devant et sur la gauche de Smoliany :ce village, après avoir été pris et repris plu-sieurs fois, finit par rester au pouvoir des Fran-çais . Wittgenstein occupa alors, derrière la