4ao EXPÉDITION DE RUSSIE ,ception d’un convoi de deux cents bœufs, quiétait déjà parvenu près de Smolensk , et qui futpillé par les premières troupes de l’armée deMoskou qui le rencontrèrent.
Quoique tout annonçât que Koutousofse di-rigeait sur l’un des points de la route de Smo-lensk à Orsza, ligne de retraite la plus directede l’armée , et la seule en même tems sur la-quelle il y eût des magasins, Napoléon , se re-fusant à l’évidence , se persuadait que le géné-ral russe était encore éloigné de plusieurs mar-ches {à). Aussi, malgré la perte de Witepsk etLoutes les nouvelles alarmantes qui arrivaientde la Lithuanie ; quoiqu’il se vît contraint d’a-bandonner Smolensk ; quoique la désorgani-sation de son armée fît des progrès effrayans,et qu’un repos , qu’il n’était plus en son pouvoir
(a) Bcrthier, dans une lettre datée du 11 novembre, queNapoléon lui faisait écrire à Davout , lui dit que l’armée a uncorps d’observation ennemi sur son flanc gauche. Ce corps(l’observatioin était l’armée russe tout entière. Dans une autrelettre du i a, au même général, on trouve ce passage : « Il est» bien important, prince, que l’on maraude et fourrage régu-» lièrement, et ainsi que cela doit se faire devant l’ennemi.» Le pays est infesté de mauvais Kosaqucs et de paysans ar-» niés qui ne font la guerre qu’aux maraudeurs.» La suite desopérations prouvera d’ailleurs que Napoléon ne crut à l’arri-vée de l’armée russe sur sa ligne de retraite que quand il lavit de ses yeux.