LIVRE III.
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soutenir Guilleminot avec plus de détail queson importance ne semblait le mériter, parcequ’il offre des circonstances particulières quitiennent à la situation dans laquelle se trouvaitalors l’armée française.
Cependant Miloradowitz, après avoir ca-nonné le quatrième corps, le fit charger à plu-sieurs reprises par sa cavalerie ; mais elle n’ob-tint de succès que sur la gauche , où elle ren-versa deux bataillons. Eugène se trouvait dansune position très-critique ; il ne lui restaitqu’environ cinq mille fantassins , point de ca-valerie , et il n’avait conservé que deux bouchesà feu ; il fut heureux, dans ces fatales con-jonctures, que la nuit vînt mettre fin à uncombat qui, s’il se fût prolongé, se serait né-cessairement terminé par l’entière destructionde son corps ; aussi ne songea-t-il qu’à profiterde l’obscurité pour tenter de rejoindre Napo-léon . Il se jeta donc à droite dans les terres,marcha en silence dans la direction de Kras-noï, passa près de plusieurs corps ennemisqu’il laissa à sa gauche (a) , et fut assez heu-reux pour opérer sa jonction avec la garde versle milieu de la nuit. Son corps n’avait conservé
(a) Un factionnaire russe ayant crié : « qui vive?* pendantque le quatrième corps passait, un officier polonais , attaché à