LIVRE III.
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ainsi prendre l’offensive, ne s’élevaient qu’à en-viron treize miile hommes d’infanterie (a) ,et à deux mille deux cenls de cavalerie ( b ). Laseule artillerie qui put suivre les mouvemensdes troupes était celle de la jeune garde (c); lereste de l’artillerie marchait lentement, ayantà chaque pièce beaucoup plus de chevaux qu’onn’en met ordinairement, mais qui pouvaient àpeine se traîner, si bien qu’elle ne pouvait faireun pas hors de la route.
A trois quarts de lieue de Krasnoï, toutprès et en deçà du petit hameau de Katoxva ,est un ravin très-profond qui opposait degrandes difficultés au passage des voitures.Lorsque Napoléon commença son attaque,Miloradowitz occupait la grande route, de-
(«) Je n’ai point compris le corps d’Eugène dans cette éva-luation , parce qu’il ne devait point prendre part à l'action.
(i) Dix-huit cents hommes appartenaient à la cavalerie dela garde, et quatre cents au corps de Latoui-Maubourg. Onvoit que ce corps avait perdu quinze cents hommes depuis saformation.
(c) Les chevaux qui attelaient l’artillerie de la jeune gardeavaient encore conservé quelque vigueur. Ils avaient moinssouftert que les autres chevaux d’artillerie , parce que l’oflïcierqui commandait celte artillerie avait, pendant les trois joursqu’il resta au Kremlin après le départ de l’armée, réuni unassez grand nombre de sacs d’avoine, et les avait emportés enles chargeant sur ses caissons.