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Tome deuxième.
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LIVRE III.

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Français , entre la route et le Dnieper , et l’ons’aperçut que l’ennemi dirigeait de fortes co-lonnes sur sa gauche ; ainsi il entourait pres-que entièrement le petit corps de Napoléon .Dans une situation si critique , ce conquérantn’avait rien perdu ni de sa fierté, ni de cetteimpassibilité qui le distinguait; au défaut deforces réelles, son nom et les souvenirs com-battaient pour lui. Toutefois il jugea qu’il n’a-vait point un moment à perdre pour effectuersa retraite , et il l’exécuta sur-le-champ ; la divi-sion Friédrichs, qui marchait à l’arrière gardedu corps de Davout, venant de passer le ravin,tout ce qui restait de combattans à ce généralavait rejoint Napoléon ; mais une nécessitécruelle le forçait à abandonner Ney, qui étaitencore en arrière d’une journée.

Après deux jours d’une inaction et d’uneirrésolution inconcevables, les yeux de Koutou-sof semblaient enfin s’ètre dessillés; ce généralvenait de se décider à attaquer (i 7) une positionque son imagination seule avait pu lui faireparaître occupée de manière à l’arrêter. Sescolonnes se dirigeaient sur Krasnoï, et plus àdroite sur Dobroé, pour tourner Napoléon ;mais ce mouvement s’exécuta avec tant de len-teur, que toutes les troupes engagées eurent len. 29