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Tome troisième.
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LIVRE IV.

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dowitz d’abandonner la grande route pour lelaisser passer? Koutousof ne pouvait-il pas ache-ver de détruire l’armée de Moskou s’il fût arrivéà Krasnoï le 14 ? Ne le pouvait-il pas encore le16 , soit qu’il prît position en se plaçant sur lagrande route, sa gauche appuyée au Dniéper ,ou qu’il marchât franchement sur Smolensk pour accabler successivement les débris descorps français ? enfin devait-il s’échapper unseul homme du corps de Ney ?

Il serait pourtant possible qu’il y eût quelqueexagération dans mes critiques , car la situationde Napoléon et celle de Koutousof étaient biendifférentes. L’impérieuse loi du salut imposaitau premier la nécessité cruelle de marcher sansrelâche , quoique le froid, la fatigue, la famineet les privations de toute espèce , fissent éprou-ver à son armée des pertes énormes qui la con-duisaient rapidement à une complète destruc-tion. Le second, pour devancer son adversairesur quelques points de sa ligne de retraite , de-vait aussi soumettre , sans relâche, son armée ,à ces marches et à ces bivouacs qui causaientdans les rangs de si terribles ravages ; maison conçoit qu’il hésitât à prendre une telle ré-solution ; car, il devait craindre alors sinonl’entière destruction , du moins la dispersion deson armée. Quant à l’erreur dans laquelle se