66 EXPÉDITION DE RUSSIE ,coup d’hommes sont étouffés ou écrasés ; d’au-tres poussés dans la Bérézina, y trouvent lamort ; quelques-uns se sauvent à la nage, ouatteignent les ponts sur lesquels ils s’efforcentde monter en se cramponnant aux chevalets; unegrande partie de ceux qui étaient restés avecleurs voitures , dans l’espoir de les sauver, lesabandonnent. La confusion fut alors à son com-ble : beaucoup de chevaux, poussés dans la ri-vière , se noyèrent, ou restèrent engagés dansles glaces ; d’autres , errant sans guides , seréunirent, et se serrant les uns contre les autres,formèrent en plusieurs endroits des masses im-pénétrables.
Sur la rive droite de la Bérézina , le combatétait aussi animé et non moins glorieux ; à lavérité , il n’y régnait pas la même disproportionentre les forces de Ney et celles de Tclhtcha-gof ; mais les troupes de Moldavie , composéesde soldats vieillis sous les armes , étaient plusaguerries que celles de Wittgenstein. Toutesles attaques de Tchitchagof furent repousséessans qu’il fut nécessaire de faire donner lagarde. La batterie de réserve du deuxièmecorps , placée sur la route de Borisow , fit beau-coup de mal aux Russes , et Doumerc , à la têtede sa division de cuirassiers, qui comptait en-