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Tome troisième.
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LIVRE IV. i 0 3

caissons ; que l’on n’avait vu depuis le combatde Malo-Jaroslawetz que desKosaques, exceptéàWiazma, où douze mille hommes d’infante-rie russe, couverts par une nuée de Kosaques ,avaient coupé la route entre Davout et Eugène ;mais qu’on les avait culbutés dans les bois, etqu’ils avaient perdu six pièces de canon et bonnombre de prisonniers.

Ce bulletin ne faisant point connaître que Na-poléon continuait sa retraite, et présentant,ainsi que les précédens, l’armée russe commecomposée en grande partie de Kosaques, on endevait conclure que Napoléon prenait ses quar-tiers d’hiver derrière le Dniéper et la Dwina,ainsi qu’il l’avait projeté. Mais bientôt des bruitsalarmans, qu’accréditait son silence , se répan-dirent en France ; la vérité devait finir parpercer , au moins en partie ; et il avait intérêt àfaire connaître lui-même les événemens, afin deles présenter sous le jour le moins défavorable.

Il ne lui fut pas possible de publier de bulletinavant le passage de la Bérézina, parce que lescommunications étaient interceptées; il voulait,d’ailleurs , sortir auparavant de la situation cri-tique où il se trouvait. Depuis, il ne l’avait pasencore fait, parce qu’il nourrissait le dessein deretourner à Paris , dès que la route serait libre,