LIVRE IV.
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catastrophe plus épouvantable que celle donton était les témoins et les victimes? et lesmaux qui accablèrent l’armée ne surpassaient-ils pas ceux que les forces humaines peuventsupporter ? Tant que l’on eut la force de por-ter ses armes , ne combattit-on pas avec unerare valeur? Vous le savez , champs de Kras-noï, et vous , rives désolées de la Bérézina !Les guerriers qui avaient combattu à Malo-Jaroslawetz n’étaient-ils pas, la plupart, mortsde misère , ou près de succomber à l’excès deleurs maux , lorsqu’on combattit à Krasnoï ?et ceux qui avaient combattu dans ce dernierendroit n’éprouvèrent-ils pas depuis le mêmesort ? Les maux affreux qui accablèrent l’arméene produisirent-ils pas les mêmes effets sur lestroupes de toutes les nations qui la compo-saient ? que si la garde résista plus long-tems ,ce fut parce qu’elle reçut des vivres, et ne fitjamais l’arrière-garde. Enfin des hommes quiavaient vu tant de combats , qu’aucun dangerne pouvait émouvoir , ne succombèrent-ils pascomme ceux qui débutaient dans la carrière?
Le vingt-neuvième bulletin se terminait parcette phrase, qui semblait insulter à la douleurpublique : « La santé de sa majesté n’a jamais» été meilleure. » Une semblable phrase termi-