LIVRE IV. 107
son mameluck et le capitaine Wasowitz deslanciers polonais de sa garde, qui lui servaitd’interprète. Il voyageait incognito , sous lenom du duc de Vicence , et croyant la route li-bre, il n’était escorté que par un faible détache-ment de cavalerie napolitaine.
Loison était arrivé dans l’après-midi àOszmiana, et à cause de la rigueur du froid, ilavait logé ses soldats dans les maisons. Le colo-nel russe Seslawin , qui se dirigeait aussi surOszmiana, mais par des chemins de traverse si-tués sur la gauche de la route, arriva à la chutedu jour devant cette ville avec un régiment dehussards, des Kosaques et du canon : ignorantqu’elle était occupée par une division d’infante-rie, il y pénétra brusquement, à la tête de sa ca-valerie ; mais il en fut chassé aussitôt, et, aprèsavoir canonné cette ville pendant quelques ins-tans , il bivouaqua sur la gauche, à peu de dis-tance de la route.
Napoléon atteignit heureusement Oszmiana $on voit pourtant qu’il aurait pu tomber entreles mains de Seslawin : c’est ce qui serait indu-bitablement arrivé, si ce partisan eût été ins-truit de son passage.
A Miedniki, Napoléon trouva Maret, qu’ilavait instruit de son voyage, et auquel il avait