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Tome troisième.
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' LIVRE IV.

suivit l’armée dans sa retraite, et cette guerre,si funeste à la Lithuanie , lui fut même profi-table : elle dut sans doute son salut à la soliditéde ses édifices et de ses maisons, toutes bâtiesen briques; à la présence d’officiers chez Japlupart des habitans, et surtout à la police sé-vère qui l’avait régie jusqu’alors, et dont l’effetagit encore au milieu de ces déplorables cir-constances. Wilna contenait, au moment oùNey l’abandonna, environ vingt mille per-sonnes, blessées , malades ou mutilées par lefroid; les efforts inouis qu’elles avaient faitspour atteindre une ville où elles espéraient trou-ver les secours que réclamait leur état, avaientachevé d’épuiser leurs forces.

La fuite de l’armée, depuis le départ de Wil-na , devint encore plus rapide. Murat poussa, le10, jusqu’à Ewé, et le 11, à sept heures du soir,il atteignit Rumsziki; la garde et les maréchauxs’y arrêtèrent, mais de sa personne il continuasa marche sur Kowno , où il arriva à minuit.Cette ville contenait des magasins très-considé-rables et deux millions et demi d’argent mon-noyé, qu’on n’avait pas eu la précaution defaire évacuer. Elle était à peine à l’abri d’uncoup de main, surtout depuis que le Niémen etla Wilia étaient gelés ; elle contenait quarante-