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de ce poste, s’enfuirent. Les Kosaques n’é-prouvant aucune résistance sur ce point, quel-ques-uns d’entre eux mirent pied à terre pourpénétrer dans Kowno ; mais Ney, secondé parGérard , parvint à réunir quelques soldats, àmettre quelques canons de bataille en batteriesur le rempart, et à les repousser ; résultatqu’on doit plutôt attribuer à l’audace du gé-néral français qu’à ses forces réelles. Dans lemême tems , Marchand (a) parvenait aussià rassembler quelques soldats , et attaquait lahauteur d’Alexioten , dont il s’empara, mais ilne put s’y maintenir.
La nuit vint tirer Ney d’une position si criti-que; l’ennemi occupait alors toutes les routesqui aboutissaient à Kowno , excepté celle deTilsit, par la rive gauche du Niémen . La re-traite devenait urgente ; Ney l’effectua à neufheures du soir, après avoir détruit tout ce quiexistait encore en approvisionnemens , en ma-tériel d’artillerie , et après avoir mis le feu auxponts du Niémen et de la Wilia. Il ne lui res-tait plus que deux cents hommes armés, avec