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Tome troisième.
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NOTES DU LIVRE IV.

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3°. J’ignore quelles étaient les dispositions primitivesdes paysans à l’égard des Français ; mais je puis affirmerqu’ils devenaient nos ennemis aussitôt après notre arri-vée, et cela ne pouvait être autrement, puisqu’on leurprenait tout ce qu’ils possédaient, qu’on s’emparait deleurs habitations, et que très-souvent on y mettait le feu.

Les paysans n’avaient pas tous abandonné leurs vil-lages : on les trouvait souvent dans les bois qui les avoi-sinaient. Ils étaient presque tous restés dans les villagesdes environs de Moskou .

Les Russes ne firent point mettre le feu à toutes lesvilles et à tous les villages situés sur les routes de l’armée ;j’ai prouvé la fausseté de cette assertion. S’ils avaientainsi tout incendié sur la route que suivait Napoléon , ilsl’auraient forcé à rétrograder.

L’inimitié entre les Kosaques et les Moskovites estéteinte depuis long-tems.

Pour prouver que les paysans prenaient part à laguerre , je me contenterai de rapporter un fait. Le comteRostopchin, de retour à Moskou , fit demander, aux chefsdes bourgs et villages du gouvernement de Moskou , uneliste des paysans qui s’étaient le plus distingués par lenombre d’ennemis qu’ils avaient massacrés. 11 les réunitensuite dans l’église de la Visitation, Védénié , qui étaitvoisine de son hôtel ; et, après les avoir entendus les unsaprès les autres, il leur distribua pour récompense desbonnets, des gants, des ceintures et autres objets aveclesquels on les vit se promener fièrement dans Moskou ,