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Tome troisième.
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NOTES DU LIVRE IV. a43

EXAMEN.

l’armée de Tchitchagof, ni celle de Koutousof n’eussentosé approcher de l’armée française de dix journées, souspeine d’être de suite détruites, ne peut être considéré quecomme une gasconnade.

Napoléon cache les circonstances les plus importantesde sa retraite de Moskou sur Smolensk , s’imaginantqu’elles sont encore inconnues ; ainsi il se garde bien dedire qu’il avait l’intention de se retirer par Kaluga ,Znamenskoé et Ielnia sur Smolensk , et que ce fut laprésence de Koutousof à Malo-Jaroslawelz qui le ré-duisit à se retirer par la route dévastée qu’il avait vouluéviter. Il cherche à expliquer comment il put prendreune résolution qui ne pouvait que lui être fatale , en af-firmant que l’armée , lorsqu’elle quitta Moskou , emportapour vingt jours de vivres , tandis que la plupart descorps n’en avaient même pas pour dix jours; et, en at-tribuant ses désastres au froid seul, tandis qu’ils furentprincipalement occasionés par la continuité des marcheset des bivouacs, et surtout par la famine qu’éprouvèrentles hommes et les chevaux dès Mojaïsk ; famine qui de-vint horrible et produisit d’affreux ravages dans les der-niers jours de la marche sur Smolensk .

Je l’ai dit, et je le répète, les chevaux supportent très-bien le bivouac , quelque rigoureux que soit le froid ,quand ils sont bien nourris ; ainsi ce ne fut pas le froid quifit périrles chevaux de l’armée française, et il n’en mourutpas trente mille dans une nuit. Il n’y eut en novembre defroids très-rigoureux que du 9 au i3 inclus, pendant leséjour à Smolensk , et les deux derniers jours du mois