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Tome troisième.
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NOTES I)U LIVRE IV.

» tous les ordres, à Wilna presque désorganisée. Votre» majesté connaît la descente pour arriver dans cette» ville ; cette montagne n’était qu’une glace ; malgré les» enrayures, la plupart des voitures étaient emportées>> ou culbutées les unes sur les autres. Le froid, tou-» jours à vingt-trois degrés, on dit même qu’il a été» jusqu’à vingt-cinq, avait hébété presque tous les hom->• mes; la plus grande partie avaient les pieds et les» mains gelés. Le roi sentit que, quoique l’ennemi fut» aux portes de la ville, il fallait séjourner au moins la» journée du 9 avec la garde; on s’est occupé de faire» déblayer la cavalerie à pied, l’artillerie et les bagages.

» Le 9, l’ordre a été donné de faire partir vos gros ba-» gages à midi, mais la gendarmerie d’élite les avait aban-» donnés ; les cochers et les postillons ayant en partie» les membres gelés, ne voulaient pas marcher; il y a eu» même parmi eux un mouvement d’insurrection con-» tre l’écuyer; tous voulaient rester à Wilna . Vers les» deux heures, nous entendîmes le canon du général» de Wrede ; un moment après ce général arrive chez» le roi, lui dit que l’ennemi, ayant recommencé son» attaque avec au moins six mille hommes de cavalerie» et de l’artillerie, il avait été forcé; qu’il espérait se» maintenir jusqu a la nuit en défendant l’entrée des» faubourgs et occupant les petits mamelons; Ney qui,» dans la journée, avait en vain cherché à réunir,» et n’avait pu réunir qu’environ six cents hommes,» se porta à son secours. D’un autre côté, sept à huit» cents Kosaques se sont présentés et ont attaqué le