3oo NOTES DU LIVRE IV.
» et sans y être contraint autrement que par la pru-» dence , d’une partie de ses troupes? Oh! non; quels» que soient les événemens, je me résigne et me dévoue» volontiers comme victime, pourvu que je sois la seule !» Je suis en communication avec le quartier-général» à Kœnigsberg . On a fait filer quelques troupes à» Tapiau; la division Heudelet, qui y arrive succes-» sivement pour remplacer la garde; mais je crois que» j’aurai beaucoup de peine à obtenir que ces troupes» soient portées à Insterburg . Le rideau de la cavalerie» de l'ennemi cache certainement un mouvement de» troupes. Vous avez reçu l’ordre de vous retirer; j’ai» prévenu vos désirs. Demain je prendrai un parti dé-» finitif. Si vous n’ètes point inquiété, vous viendrez» me voir un instant. Je vous donne le bonsoir, et» vous souhaite un sommeil que ma triste situation me» refuse depuis long-tems.
« Signé MACDONALD. »
P. S. « J’ai pris des mesures pour déjouer les des-» seins de l’ennemi, s’il était assez osé pour tenter un» hourra sur la ville. »
Le général Massenbach au maréchal Macdonald.
Tilïit , le 3 i (]( : conir>re 1812.
« Monseigneur,
» La lettre du général de York aura déjà prévenu» votre excellence que ma dernière démarche m’est» prescrite, et que je n’en pourrais changer rien, parce» que les mesures de prévoyance que votre excellence