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ait ordre de correspondre avec le quartier-général et avecJe général commandant à Minsk , pour instruire de toutce qu’il y aurait de nouveau.
Napoléon à l'officier cTordonnance d'Haulpoul.
L’officier d’ordonnnance (a) d’Hautpoul se rendra àOstrowno, et de là à Beszenkowiczi. Il verra à Os-trowno si le village est réhabité et s’il y a un comman-
(a) Cette lettre fait voir que Napoléon ne se contentait pas dediriger en grand les opérations, mais descendait souvent jus-qu'aux moindres détails. La création des officiers d’ordonnances,avec les fonctions qu’ils remplissaient, appartenait entièrementà Napoléon ; tous étaient jeunes, ou du moins dans la force del’âge; quelques-uns portaient des noms historiques que Napo-léon désirait voir figurer dans l’armée , et il était flatté de lesattacher à sa maison; d’autres étaient fils de grands seigneursde son empire, d’autres enfin avaient été choisis à cause de leurmérite. Il leur donnait souvent des missions qui 11’auraient du êtreremplies que par des officiers généraux : comme, par exemple,de faire prendre les armes à des divisions, de les voir, et de venirlui rendre compte de leur situation ; c’était, à proprement par-ler , en passer la revue. Il est hors de doute qu’un général de di-vision était blessé d’être inspecté par un officier d’ordonnance quin’était ordinairement que capitaine ; mais les généraux étaientployés à une obéissance si entière, qu’ils n’auraient osé se plain-dre. En employant ainsi ses officiers d’ordonnances, Napoléon trouvait réunie la vigueur à la capacité , ce qui se serait rarementrencontré chez les officiers généraux. Je dis la vigueur, parcequ’il donnait quelquefois à ses officiers d’ordonnances des missions(jui exigeaient qu’ils passassent plusieurs nuits de suite, tantôt envoilure, tantôt à cheval, tandis que le jour était employé à réuniret h rédiger les renseignemens qui leur avaient été demandés-