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Tome troisième.
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BERTH1ER, JÉROME, etc. 4i5

une pareille opération ; comment croire qu'une arméevaincue , qui a abandonné sa plus belle ville, ait l'idéed’un pareil mouvement ?

Quant au mouvement de retraite de l’ennemi, aprèsla bataille, sur Kaluga , cela aurait été évidemment in-viter l’armée française à marcher sur Moskou . MaisKoutousof a fait ce qu’il devait faire en se retirant parMoskou ; il a remué de la terre sur plusieurs bonnes po-sitions, et a cherché à nous faire croire que, pour entrerà Moskou , il fallait une deuxième bataille. Cette mesureétait tellement bonne , que, si l’état remis par Laribois-sière, commandant l’artillerie, avait porté vingt millecoups de canon de moins, l’empereur se serait arrêté,quoique le champ de bataille ait été un des plus beauxque nous ayons vus, parce qu’il est impossible d’enleverdes redoutes sans artillerie et beaucoup de munitions.

L’empereur trouve ridicule ce que disent les parle-mentaires, qu’ils n’ont perdu que mille officiers dansune bataille où les Russes ont eu quarante officiers gé-néraux tués ou blessés, et quarante à cinquante millehommes hors de combat de leurs meilleures troupes. Samajesté observe que la plupart des officiers sont deMoskou ; que tous les détails que l’on a disent qu’ils ontmontré le désir de défendre cette capitale ; que ne l’ayantpas fait, c’est montrer l’impuissance de leur armée.

L’avant-garde de notre armée s’étant laissé endormiren concluant une espèce de suspension d’hostilité avecles avant-postes des Kosaques, il paraît simple à sa ma-jesté que l’ennemi ait poussé sa cavalerie sur sa gauchepour nous faire du mal; la roule de Mojaïsk aurait pumême être interceptée pendant plusieurs jours. L’ennemi