Septième vlbrevé Aîilitaire ,
S U IT E di SE P TEMB R E.qui est toujours cl-ms les montagnes , & qui erre decaverne en caverne , ne vivant que par le secours dequelques Bergers des environs. Malgré les fréquentsexemples de sévérité dont on use , pour intimider lesBandits , ils n’en continuent pas moins leurs brigan-dages. On conduisît le idu mois dernier à la Bastia,trois des cinq qui croient dans les prisons d’Ajaccio ,du nombre desquels est le neveu du Prévôt de Zic-caro. Le 27. du même mois , le Docteur Caffori, quiavoit été exilé de Corse , arriva à la Bastia fur la Fe-louque de la Poste , ce qui donne lieu de croire qu’ila obtenu du Marquis de Maillebois une permiffioi)expresse de revenir. Le nommé Garelli d’Alelani &jles autres Bannis qui étoiént débarquez furtivementà Aleria , le font rendus aussi à la Bastia , ) fur les, orddres du Marquis de Maillebois , qui leur a, mandé d^venir s’y rembarquer pour Livoui ne, & qui leur arenbu 4velléles d esse n se s fous peine de la vie de violer sens fiân!
11. On a fait partir de Genes, pour l’Ifle.de torsedeux Galères qui font destinées à croiser se r les côtés, jidont l’une doit porter à la Bastia de Purgent pour le payésment des Troupes de la République qui font dans cettíIsle. Lé Marquis de Maillebois accompagné de là^pMgrande partie des Officiers des Troupes Françoifes qu’i
fous ses Ordres, alla le cinq de cç mois an matin renj-drefa premiere visite au Sieur Dominique Marie SpinotíCommissaire Général de la République , lequel le re^itavec de grands honneurs. Le bruit court que le névêtdu Baron de Neuhcsss’est embarqué avec huit dc seCompagnons, mais l’on attend la confirmation de.cette nouvelle.
18. Lés^deux Galères que la République a envoyejpla Bastia pour y porter Purgent dù aux Troupes Gcftoi'ses, y font arrivées, & partirent ensuite pour donnela chasse aux Corsaires de Barbarie , conjointemertavec la Frégate du Roy de France le Zephircfuît voile de San-Fiorenzo pour le même fujer.quis dé Villèmur est retourné à Calvi,afin dedonnerstordres pour faire travailler à un chemin qui doit Còrlátlîrede Calvi à AjaCcio, & à la dépense duquel plufieulPiéves ont offert de contribuer.
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Le Mas