Lettres Critiques. î?j
fî publique , sur tout dans Paris , où onconnoic à fond les Bénédictins , queleurs meilleurs amis mêmes ne font au-cune difficulté d’en plaisanter en leurprefence. j’ay dequoy faire un recueilastez diversifiant iur ce sujet. Commeje veux finir ma Lettre, je me contente-ray de vous envoyer une petite chan-son qui est sur le ton D. f. L’Abbé Mar-tinet étant dans un Régal avec JeanBarré fameux Dom T, trier de S. Ger-main des Prés, celui-cy aprés quelquescoups de bon vin étant un peu gai priacet Abbé qui est toujours de bonne hu-meur de donner à la compagnie quel-que petite chanson de fa façon. L’Abbése voyant preste invoqua sa muse & en-tonna ces vers lors qu'on y pensent lemoins.
Entre nom les BenediElinsSont de véritables belìtres,
An lieu de lire les matinsDe S. Paul les dvíles Efis r es,
Ils raclent leurs vieux parcheminsPour forger à leur gre' des titres.
En voilà ce me semble aisés pour unelettre. Je vous écríray encore danspeu de jours, puisque mes lettres vous
plai-