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lequel le Pape donne un droit, un pouvoir qu’on n’au-roit pas fans cette dispense.
FACULTE ', s f í Facultm.f Ce mot se dit enparlant de Philosophie & de Médecine. 11 signifie, Puissance. Vertu. Pouvoir. ( Les facultez de 1 ame. Fa-
culté animale. Faculté matrice , expultrice, vitale ,naturelle, &c. ) m .
FACULTE'. [ Jus . J Terme de Pratique, Pouvoir.(Faculté de rachat.) . „ _ -
& C’est dans fa propre signification que 1 on ie lertdu mot faculté, dans le Palais ; c’est-a-dire , que fa-culté signifie le droit & le pouvoir de faire une chose,ou de ne la pas faire , ensorte que l’on a établi cettemaxime générale, que tout ce qui est de pure faculté,& dépend de la volonté, n’est point sujet à la pres-cription. La faculté de réméré , est celle qui fait naîtrele plus souvent des procès. Exemple. Je vends mamaison pour le prix de ioooo. livres , avec cette clau-se, qu’en remboursant dans un délai convenu le prixque j’ai reçu, il me fera permis de rentrer dans lapossession de mon fonds; & quoique le terme du ra-chat ou réméré soit écoulé fans que j’aie remboursé leprix, je puis néanmoins être reçû à faire ce rembour-sement pendant trente ans ,_ si ce n’est lors que l’aque-reur a fait prononcer en Justice , que faute de rendrele prix dans le tems préfigé, j’en demeurerai exclus :c’est ce que l’on apelle appurer la grâce de remerer.
FACULTE', s f Terme de l’Université de Paris.C’est la quatrième partie de PUniversité; car Pllniver-sité est composée de quatre facultez , la prémiére des-quelles est la faculté de Théologie, & c’est de cette fa-culté , dont Mr. Pascal, Provinciale prémiere , dit queles aJJemblées d’une Compagnie aujjì célébré que la facultéde Paris en font concevoir une haute idée. Les trois au-tres facultez sont, la faculté du Droit, la faculté deMedecine , & celle des Arts , qui est la plus ancienne,la plus étendue , & proprement PUniversité. Cettefaculté des Arts comprend toutes les personnes qui nesont point Docteurs. Chaque faculté a ses oficiersqu’on apelle Sindics, Doïens & Bedeaux. ( En par-lant de la Faculté de Droit Canon, on dira fort bien,le Sieur de M... est la partie honteuse de la faculté.Et en parlant de la faculté de Médecine , Molière a ditplaisamment : Un tel est criminel de lèse faculté de Mé-decine. C’est-à-dire , il a contrevenu aux Ordonnan-ces de Meilleurs les Médecins, il a choqué les Méde-cins en sc moquant de leur Art.
Le s animaux ont-ils des Univerjitez,
Voit on fleurir chez eux les quatre FacultezV voìt-on des Savans en Droit U Medecine,Endosser V écarlate, ff se fourrer d! hermine ?
Despr. fat. 8- )
Nous aprenons de Belleforest , que „ PUniversité•„ de Paris au commencement n’étoit que pour les„ Arts, & les autres sciences y sont survenues comme„ accessoires ; d’où est venu que du seul corps des Arts,, on choisit le Recteur, & les Procureurs des Na-„ tions ; & faut noter, qu’encore qu’à Paris il y ait„ quatre facultez parfaisant le corps de PUniversité,„ à sçavoir, de Théologie, Decret , Médecine , &,, des Arts , si est-ce que la prémiere institution de„ l’Ecole a été dressée par les Arts ; il n’est aussi loisi-„ ble d’élire le Recteur que du corps de la faculté des,, Arts, & lequel néanmoins a la puissance en ce qui„ est de la police de PEcole , & fur les Théologiens,„ & sor les Decretistes, & fur les Médecins, , L’Hi-ftoire nous aprend que l’on commença à ouvrir des Eco-les .de Jurisprudence & de Médecine long-tems aprèsRétablissement des Ecoles des Arts & de la Théolo-gie. La Philosophie vint ensuite, & l’on enseignad’abord cette science de trois manières , comme Mr.du Boulay l’a remarqué dans son Histoire de /’ Universitéde Paris , tom. 2. pag. <562. la prémiere étoit simple,& selon la maniéré ancienne : la seconde étoit selon lesprincipes d’Aristote & des Péripatéticiens : & la troisiè-me coníistoit en termes & en vains discours. La pré-miere etoit bonne ; la seconde, tolerable ; & la troi-sième , très-vicieuse. Quant à la faculté de Méde-cine, on ne commença d’en faire des leçons publiquesque sous le régné de Lharlemagne ; il y avoit aupara-vant des Ecoles de cette science dans les Académies deMarseille, de Bourdeaux & de Toulouse . L’étude duDroit Eclésiastique précéda celle du Droit Civil, &ee ne fut de même que sous le régné de Lharlemagne,
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que l’on ouvrit des Ecoles de Pun & de 1 autre Droit.Ce n’est pas ici le lieu de faire une Histoire de ce quis’est passe à l’égard des facultez qui composent PUni-versité de Paris ; on peut voir celle de Mr. du Boulay,elle est fort ample, & l’on y trouvera dequoi conten-ter fa curiosité.
t FACULTEZ au pluriel, sc dit des biens de chaqueparticulier. ( On devroit taxer un chacun suivant sesfacultez. On vous demande un état de vos facultez.)
í FACULTEZ , se dit aussi en termes de Pratique ,des degrez en vertu defquels un Gradué a droit de re-quérir un benefice. ( Ce Gradué a communiqué sesfacultez, a fait aparoir de ses facultez. )
FADE, adj. [ Insulsus. ] Insipide , qui n’a pointde goût. (Viande fade. Liqueur fade. La chair duchameau est fade, & particulièrement celle de la bos-se , dont le goût est comme celui d’une tétine de va-che. Abl. marm. t. 1. ch. 2;.
A côté de ce plat paroisfoient leurssalades,
Hune de pourpier jaune b l’autre d’herbes fades.
Despr. )
{§ Le mot, fade, insipide, sans goût, vient duLatin fatuus. Martial dit :
Utsapiantfatua fabrorum prandia beta ,
O quàm sapé pet et vina piperque coquus.
* FADE, adj. [ Ineptus , fatuus .J Au figuré, il veutdire , qui n’a point d’esprit, ni rien de piquant. ( *Comparaison fade. Mol. misant, acï. 1. sc. 1. Espritfade. II n’y a rien de si fade que sa conversation.Ces Epigrammes sont sodés. Le stile du petit Á. estsi fade qu’il soit mal au cœur. On dit encore, unebeauté fade, qui n’a rien de vif, ni d’éveillé. Unecouleur fade , qui n’a point d’éclat, ni de vivacité.)
FADE'SE , ou fadaise , s f. [ Ineptia , insulsitas,fatuitas. J Sofsse. Folie. Bagatelle sotte & ridicule.(C’est une fadése que cela. Un fat sc fàcheroit de leursfadéscs impertinentes. Costar, lettres , t. 2. lett. 247.
Oiïi , ma bile s’échaufe à toutes ces sodéses.
Mol.)
FADEUR , f f [ Suavitas fatua. ] Qualité de cequi est fade & insipide ; insipidité. ( Cette viande abeaucoup de fadeur, il faut une sauce pour la cor-riger.)
FADEUR. Au figuré, signifie une certaine maniérébasse. (La fadeur de sa mine & de sa conversationest insuportable. * Une certaine maniéré basse deplaisanter , a passé du peuple à la Cour qu’elle a déjainfectée : il est vrai qu’il y entre trop de fadeur, pourcraindre qu’elle s’étende plus loin. La Bruyère .)
FAERIE , f f Ce terme sc disoit autrefois desprodiges qu’on attribuoit aux Fées. On disoit faé pourensorcelé, & faer pour enchanter. Acad. Fr.
FAFAïR. Plante des Arables d’un goût très-acide,dont les Arabes font grand cas contre la peste.
í FAGALE , f f. Monoïe de compte dont on sesert au Japon. Elle vaut dix livres de France , selonquelques-uns ; & douze livres dix fols, selon d’autres.
f FAGARE ,s m. Petit fruit des Indes, dont ily a deux especes. L’un & l’autre fortifient & réchau-ffent l’estomac ; ils aident à la coction, ils dessèchent,resolvent, & résistent au venin.
í FAGOLES , f f Sorte de petites fèves, qu’onapelle aussi haricots, ou féveroles.
f FAGONIA, f m. Plante qui croît en Candie.On lui a donné le nom de feu, M. Fagon premierMédecin du Roi.
FAGOT , f m. f Manipulut, fascis lignorum. ]Bâtons de menu bois , mêlez de branchage , liez avecune hard, & propres à alumer le feu. ( Un gros où
Í ietit fagot : un bon fagot : faire un fagot : alons brû-er un fagot, & boire un coup. )
{$ Perion dérive le mot fagot du Grec Qar. íAoç»fascìculm , un faisseau : mais le P. Labbe soûtient qu’ilvient du Latin/feríí, fasciculus : il ajoûte que quelques-uns le tirent a f agis , arboribus, quarum rami ad com-burendum apti. Voïez Mr. Ménage.
f * Sentir le fagot. C'est-à-dire, avoir en quelquefaçon mérité d’étre condanné au feu. Avoir soit deschoses pour lesquelles on brûle les gens.
f * EUe esì faite comme un fagot. f Inconcinna. ]C’est-à-dire , elle est mal-soite,
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