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[Tome Second F-O]
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K 5T. M. Dixième Lettre de lAlphabet François.

( Un K bien fait Le K est presque tout a soit ba-ni de notre Langue , Sc en fa place on ie ícrt dela lettre C. Ainsi on nécrit plus Karat , mais Carat,& il faut chercher au C. les mots quon écrivoit au-trefois par K.

Monsieur Defmarets remarque dans fa GrammaireFrançoise que le K nest pas proprement un caractèrec!e ('Alphabet, ny aïant aucun mot François il soitempîoïé, que celui de Kìrielle , & qui a été forméabusivement de Kyrie eleison. Hors ce seul cas, cet-te lettre nest en usage quen quelques noms propresou apellatifs pris de ìAliemand & dautres langues,comme Stokolm , Sobieski , &c.

KACOURNE, / f- Efpéce de tortue qui est beau-coup plus grosse que les tortues franches. Son écaillesert à garnir la plupart des grands miroirs.

KAEY // Arbre haut & épais qui croît au paisdes Noirs , & dont le bois est si dur quon en fait desCanots. On emploie son écorce & ses feuilles dansquelques remedes.

KALENDES- Voïez Calendes.

KALI- Fiante quon apelle autrement Soude.

K ARABE', ou ambre jaune , f m. Cest une résineou bitume fort pur qui sécouie des veines de la terredans la mer , ii sendurcit par la force de lefpritcoagulatif d u sel de la mer. (Karabé blanc, jaune,ou noir. Glas . lìv. 2 . c. 12 . )

KARAT- Voïez Carat.

KARAOUTA, ou Karouata. s. m. Plante qui croitaux Indes Occidentales , & quon nomme autrementKarata. H y a austì un autre Karat a, qui est une espè-ce de bois qui croît dans lAmérique .f Le Karata , est une efpéce dAloës.

. T K AT TE QUI, s. m. Toile de coton bleue quiVient de Surate .

4 K A VIA , KAVIAC , ou CAVIAL. Ce font desœufs déturgeons.

4= KEN , s m. Mesure des longueurs dont on fesert à Siam. Cest une efpéce daune qui a près detrois piez.

4 KEPATH , s m. Petits poids dont fe ferventles Arabes. Douze Iíepaths font le Dirham ou dragmeArabique.

KER. Mot Breton quon met dordinaire devantles noms propres , & qui signifie ville.

KERMES, s f [ Granmn tinHorium. 3 Efpécede coque rouge, remplie dun soc de même couleur,qui croît en Espagne , en Languedoc, & autres paischauds, & qui fortifie lestomach, <L empêche laver-tement. On fait du sirop de fa pulpe , & les teintu-riers sen servent.

KINOCEPHALE, s m. Efpéce de singe dEgipte,plus gros & plus sauvage que les singes ordinaires.

KIRIE-ELEISON , s nt. Cest la partie de laMesse lon invoque Dieu . ( Chanter le Iíirié-élei-scn. Le Kirié-eleison est commencé. ) Ce mot estGrec , & signifie, Seigneur, ayez pitié, Seigneur fai-tes miséricorde. Le Kirié-eleison se dit trois sois enlhonneur de la très-Sainte Trinité , Voïez-dessus.Mr. de S. Cyran , Théologie familière.

KIRIELEE, / /. II vient du Grec. Liste, ou de-nombrenient.

( J' ai P'de cette libertéjy'en extraire à votre beautéUne petite KirieUeSar. poëf.

Vous verrez dans la vie du S. A. une assez jolie Ki-rielle de toutes ses folies, & elle vous fera rire.

Tout hors dhaleine il courent après elle,

Et lui contait pourtant la KirieileZ >es rares qualités dont il étoit orné.

Fontenelle. )

KIRIELLE. Terme de Poésie Françoise. Sorte devieille rime Françoise qui consiste à repeter un mêmevers à la fin de chaque couplet, ou de chaque stance.

KIRIELLE. Litanies, prières de lEgliseà lhonneurde jésos-Christ, de la Vierge, & des Saints . [Litanm.]Cest une bonne femme qui passe la meilleure partiede la journée à dire ses Kirielles. Ce mot est vieux.

4 KISTE, / f Efpéce de laine qui se tirre dAle-magne.

4 KISTE. Mesure des liquides dont fe fervent lesArabes.

KQLACH,/ m. Arbre qui croit au pais des Noirs,& qui pousse dassez hautes branches ; ses fruits fontassez semblables aux prunes & bons à manger.

4KOUAN, «u CHOUAN, / m. Graine legeredun verd qui tire fur le jaune, dun goût un peu sale& aigrelet ; on sen sert à faire le Carmin.

LA

LA B

T , S. M. La onzième Lettre de lAlphabet . Pronon-- cez Elle. ( Faire une L. L. bien faite,

B. C. S. armez avec L. U P. T., joints à la querelle,

Estèrent fe mettre en crédit,

Voit poef. )

La Prononciation de la lettre L, reçoit diverses alté-rations. Car elle est mouillée , lorfquelle composeles mots, comme paille , fille , feuille , exceptez mille& ville.

Quand elle est finale , les changement sc réduisentà trois. Car ou elle fe mouille , comme dans péril .mil , &c. ou elle est tout-à-fait fuprimée , commedans sourcil , outil, gril, gentil. Ou enfin elle sechange en v voïelle, comme dans col, sol, mol, sol.Cependant quant à ces derniers mots , on les écrit àprésent comme on les prononce ; à moins quelle nesuive une voïelle. Car alors la lettre L , retient faprononciation; & lon dira , comme il est écrit un solapel. Un homme mol Q efféminé. Hors de ce cas lalettre L , fe prononce & fe fait sentir. Defmarets ,Gratn. Fr.

te que ta lettre L, ejt la prémiére en tP í j Cre , Ce à Louvre, du nom de .Ue f enfle d orgueil, elle leve la crête ;

E demande a J es sceurs des refiecís inouïs.

Aut. anon. ) "

LA- Arucle du nom féminin, sur lequel cpeint d accens. Exemples. ( La prudencesc hornuiês. & Ì2 ^k-

"f*"*- exemples. ( La prudencetage des hommes, L la beauté celui des femi

LA , / m. Terme de Musique. Une des principa-les vo ix de Musique. ( Cest un la. ) La prononcia-tion de ce mot doit être longue.

. Sorte de particule démonstrative qui se marquédun accent grave. ( Ces maraux- ont dessein de mebriser. Ah, mon Dieu 1 que ditez-vous ? Molière .En ce tems-. En ce lieu-. )

. Sorte dadverbe de lieu qui fe marque dun ac-cent grave , & qui signifie, en cet endroit. En ce lieu.Exemple, Seìez-vous. Abl. Vous étes- assez malastis. Alez-vous-en , & revenez vite. )

* ,. Sorte dadverbe qui sert à exhorter, &quon marque dun accent grave. (,, continuez.,, ne faites pas tant de bruit. La,, ma mie,ne faites point la farouche , vous nen mourrez pas. )t La, la, la. Sorte dinterjection pour marquerquelque mouvement de Famé comme la joie, & donton se sert lorsquon commence à chanter, ou à danser.La , la , la , la , la, la, Molière.

4 LABADISTES , / m. pi. Secte formée par JeanLabadie , Ministre en France & ensuite en Zelande .On trouve encore des Labadistes en Frise , & en dau-tres lieux des Provinces-Unies .

LABARUM, / m. Enseigne ou Etendit quonportoit devant les Empereurs Romains à la guerre. Cé-toit une longue lance traversée par 1e haut dun bâ-ton duquel pendoit un riche voile de couleur de pour-pre , orné de pierreries & dune frange à lentour,II y avoit une aigle peinte, mais Constantin la fit ôtefrpour y mettre une croix.

4 LAB«