K
302 K
K 5T. M. Dixième Lettre de l’Alphabet François.
( Un K bien fait Le K est presque tout a soit ba-ni de notre Langue , Sc en fa place on ie ícrt dela lettre C. Ainsi on n’écrit plus Karat , mais Carat,& il faut chercher au C. les mots qu’on écrivoit au-trefois par K.
Monsieur Defmarets remarque dans fa GrammaireFrançoise que le K n’est pas proprement un caractèrec!e ('Alphabet, n’y aïant aucun mot François où il soitempîoïé, que celui de Kìrielle , & qui a été forméabusivement de Kyrie eleison. Hors ce seul cas, cet-te lettre n’est en usage qu’en quelques noms propresou apellatifs pris de ì’Aliemand & d’autres langues,comme Stokolm , Sobieski , &c.
KACOURNE, /• f- Efpéce de tortue qui est beau-coup plus grosse que les tortues franches. Son écaillesert à garnir la plupart des grands miroirs.
KAEY // Arbre haut & épais qui croît au paisdes Noirs , & dont le bois est si dur qu’on en fait desCanots. On emploie son écorce & ses feuilles dansquelques remedes.
KALENDES- Voïez Calendes.
KALI- Fiante qu’on apelle autrement Soude.
K ARABE', ou ambre jaune , f m. C’est une résineou bitume fort pur qui s’écouie des veines de la terredans la mer , où ii s’endurcit par la force de l’efpritcoagulatif d u sel de la mer. (Karabé blanc, jaune,ou noir. Glas . lìv. 2 . c. 12 . )
KARAT- Voïez Carat.
KARAOUTA, ou Karouata. s. m. Plante qui croitaux Indes Occidentales , & qu’on nomme autrementKarata. H y a austì un autre Karat a, qui est une espè-ce de bois qui croît dans l’Amérique .f Le Karata , est une efpéce d’Aloës.
. T K AT TE QUI, s. m. Toile de coton bleue quiVient de Surate .
4 K A VIA , KAVIAC , ou CAVIAL. Ce font desœufs d’éturgeons.
4= KEN , s m. Mesure des longueurs dont on fesert à Siam. C’est une efpéce d’aune qui a près detrois piez.
4 KEPATH , s m. Petits poids dont fe ferventles Arabes. Douze Iíepaths font le Dirham ou dragmeArabique.
KER. Mot Breton qu’on met d’ordinaire devantles noms propres , & qui signifie ville.
KERMES, s f [ Granmn tinHorium. 3 Efpécede coque rouge, remplie d’un soc de même couleur,qui croît en Espagne , en Languedoc, & autres paischauds, & qui fortifie l’estomach, <L empêche laver-tement. On fait du sirop de fa pulpe , & les teintu-riers s’en servent.
KINOCEPHALE, s m. Efpéce de singe d’Egipte,plus gros & plus sauvage que les singes ordinaires.
KIRIE-ELEISON , s nt. C’est la partie de laMesse où l’on invoque Dieu . ( Chanter le Iíirié-élei-scn. Le Kirié-eleison est commencé. ) Ce mot estGrec , & signifie, Seigneur, ayez pitié, Seigneur fai-tes miséricorde. Le Kirié-eleison se dit trois sois enl’honneur de la très-Sainte Trinité , Voïez là-dessus.Mr. de S. Cyran , Théologie familière.
KIRIELEE, / /. II vient du Grec. Liste, ou de-nombrenient.
( J' ai P'de cette libertéjy'en extraire à votre beautéUne petite KirieUeSar. poëf.
Vous verrez dans la vie du S. A. une assez jolie Ki-rielle de toutes ses folies, & elle vous fera rire.
Tout hors d’haleine il courent après elle,
Et lui contait pourtant la KirieileZ >es rares qualités dont il étoit orné.
Fontenelle. )
KIRIELLE. Terme de Poésie Françoise. Sorte devieille rime Françoise qui consiste à repeter un mêmevers à la fin de chaque couplet, ou de chaque stance.
KIRIELLE. Litanies, prières de l’Egliseà l’honneurde jésos-Christ, de la Vierge, & des Saints . [Litanm.]C’est une bonne femme qui passe la meilleure partiede la journée à dire ses Kirielles. Ce mot est vieux.
4 KISTE, / f Efpéce de laine qui se tirre d’Ale-magne.
4 KISTE. Mesure des liquides dont fe fervent lesArabes.
KQLACH,/ m. Arbre qui croit au pais des Noirs,& qui pousse d’assez hautes branches ; ses fruits fontassez semblables aux prunes & bons à manger.
4KOUAN, «u CHOUAN, / m. Graine legered’un verd qui tire fur le jaune, d’un goût un peu sale& aigrelet ; on s’en sert à faire le Carmin.
LA
LA B
T , S. M. La onzième Lettre de l’Alphabet . Pronon-- Lí cez Elle. ( Faire une L. L. bien faite,
B. C. S. armez avec L. U P. T., joints à la querelle,
Estèrent fe mettre en crédit,
Voit poef. )
La Prononciation de la lettre L, reçoit diverses alté-rations. Car elle est mouillée , lorfqu’elle composeles mots, comme paille , fille , feuille , exceptez mille& ville.
Quand elle est finale , les changement sc réduisentà trois. Car ou elle fe mouille , comme dans péril .mil , &c. ou elle est tout-à-fait fuprimée , commedans sourcil , outil, gril, gentil. Ou enfin elle sechange en v voïelle, comme dans col, sol, mol, sol.Cependant quant à ces derniers mots , on les écrit àprésent comme on les prononce ; à moins qu’elle nesuive une voïelle. Car alors la lettre L , retient faprononciation; & l’on dira , comme il est écrit un solapel. Un homme mol Q efféminé. Hors de ce cas lalettre L , fe prononce & fe fait sentir. Defmarets ,Gratn. Fr.
te que ta lettre L, ejt la prémiére en tP í j Cre , Ce ’ à Louvre, du nom de .Ue f enfle d orgueil, elle leve la crête ;
E demande a J es sceurs des refiecís inouïs.
Aut. anon. ) "
LA- Arucle du nom féminin, sur lequel cpeint d accens. Exemples. ( La prudencesc hornuiês. & Ì2 ^k-
"f*"*- exemples. ( La prudencetage des hommes, L la beauté celui des femi
LA , / m. Terme de Musique. Une des principa-les vo ix de Musique. ( C’est un la. ) La prononcia-tion de ce mot doit être longue.
Là. Sorte de particule démonstrative qui se marquéd’un accent grave. ( Ces maraux-ià ont dessein de mebriser. Ah, mon Dieu 1 que ditez-vous là ? Molière .En ce tems-là. En ce lieu-là. )
Là. Sorte d’adverbe de lieu qui fe marque d’un ac-cent grave , & qui signifie, en cet endroit. En ce lieu.Exemple, Seìez-vous là. Abl. Vous étes-là assez malastis. Alez-vous-en là , & revenez vite. )
* Là , là. Sorte d’adverbe qui sert à exhorter, &qu’on marque d’un accent grave. ( Là, là, continuez.Là, là, ne faites pas tant de bruit. La, là, ma mie,ne faites point la farouche , vous n’en mourrez pas. )t La, la, la. Sorte d’interjection pour marquerquelque mouvement de Famé comme la joie, & donton se sert lorsqu’on commence à chanter, ou à danser.La , la , la , la , la, la, Molière.
4 LABADISTES , / m. pi. Secte formée par JeanLabadie , Ministre en France & ensuite en Zelande .On trouve encore des Labadistes en Frise , & en d’au-tres lieux des Provinces-Unies .
LABARUM, / m. Enseigne ou Etendit qu’onportoit devant les Empereurs Romains à la guerre. C’é-toit une longue lance traversée par 1e haut d’un bâ-ton duquel pendoit un riche voile de couleur de pour-pre , orné de pierreries & d’une frange à l’entour,II y avoit une aigle peinte, mais Constantin la fit ôtefrpour y mettre une croix.
4 LAB«