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AV AK T - PROPOS.
premier devoir étoit de défendre au prix defon fang la liberté du Pays. Mais que diroit-on d’un Généalogilte qui oferoit faire defcen-dre de l’un d’entre ces anciens Helvétiensquelque Famille Suilfe ? fans doute qu’on letraiterait de rêveur, pour ne rien dire déplusexpreflif. Laiffons donc repofer en paix lesmânes des valeureux Helvétiens, & n’allonspas les inquiéter pour enfanter des chimères.
Ceux qui connoilfent tant foit peu Phif-toire univerfelle, favent combien la victoirede Tolbiac, remportée fur les Allemands, parle roi Clovis , caufa de révolutions dans lesvaftes Provinces qu’occupoit cette nation bel-liqueufe: ce Monarque, fier de fes trophées,anéantit par cette feule vifloire toutes les pré-rogatives des vaincus ; gloire, réputation, ri-chelfes, liberté, tout fut englouti, tout pé-rit , tout difparut ; on vit une affreufe pein-ture de la rage inhumaine des vainqueursdans les Villes réduites en cendre, les cam-pagnes dévaftées, les habitations fumantes dufang de leurs polfeiïeurs ; tout ce qui échap-pa au fer, fut alfervi de la manière la plushonteufe. En vain les trilles relies de tette