AVANT - PROPOS.
Xi
nation, autrefois formidable aux Romains,offrirent de payer un tribut; en vain le roides Goths s’employa pour eux auprès de fonbeau - frère ; la belle gloire ne gagna rien furfon cœur, & l’intérêt l’emportant fur la faineraifon, il préféra de conferver les fruits de favictoire en plongeant un peuple dans l’abymedu malheur, que de courir le danger de lesperdre en ufan.t de clémence & de modéra-tion. A cet effet il les dépouilla de leursbiens, honneurs, grades, libertés, préroga-tives, mit leurs perfonnes enefclavage, & lesaffervit de telle façon qu’ils perdirent pourjamais l’efpoir de fecouer le joug. Leurs ter-res furent partagées entre les Officiers de Clo vis , qui s’attribuèrent la propriété de leurscorps & de leurs biens ; on nomma des Com-tes pour gouverner le Pays, fous l’autoritéde quelques Ducs , & le Monarque ne feré-ferva que la fouveraineté des Fiefs qu’il éri-geoit en leur faveur, & des terres qu’il a voitgardées pour en former le domaine royal,qu’on nomma Terra fulica. L’Helvétie, aumoins une bonne partie d’icelle, encourut lamême difgrace, puifqu’au tems de Clovis ,elle dépendoit de l’Allemagne , & c’eft de cet-