xvi A VAN T - PROPOS.
Francs, reproduifirent des Neveux dignesd’eux.
La Religion chrétienne, la douceur qu’el-le infpire, & l’influence victorieufe qu’elleeut toujours fur les caradères les plus féro-ces , vinrent au fecours des Helvétiens. Clo vis , ce Monarque autrefois peu humain, en-rôlé fous les drapeaux de la croix, commen-ça à traiter les vaincus avec plus de modéra-tion ; loin de les charger de nouveaux im-pôts & d’appefantir leurs chaînes, il eut pi-tié de leur mifère, & s’il ne caflfa pas les loix.qui les affujettiffoient, au moins laifla-t-ilà fes fucceffeurs & aux grands de fa cour desexemples qu’ils s’emprelfèrent bientôt de fui-vrej c’eft dommage que le teins qui détruittout, ait fait .périr tous les documents qui.pourroient nous en convaincre ; ce qu’il y ade fur, c’éft que les Rois affranchirent fuccef-fivement ceux de leurs efclaves qui les fer-voiént le plus fidèlement ; non contents dé-cédé grâce, ils leur inféodèrent quelques ter-res., les revêtirent des emplois de leur cour,ou leur donnèrent dans leurs armées des pof-tes, qui les mettoient en état de mériter des.
récom-