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LA HENRI AD E.
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C E malheureux combat ne fit qu’approfondirL’abyme dont Valois voulait en vain fortir.
Il fut plus méprifé quand on vit fa difgrace;
Paris fut moins fournis, la ligue eut plus d’audace;Et la gloire de Guife, aigrilfant fes douleurs,
Ainfi que fes affronts, redoubla fes malheurs.
Guife ( h ) dans Vimori, d’une main plus heureufe,Vengea fur les Germains la perte de Joyeufe,
Accabla dans Auneau mes alliés furpris,
Et couvert de lauriers fe montra dans Faris.
Ce vainqueur y parut comme un Dieu tutélaire.Valois vit triompher fon fuperbe adverfaire,
Qui, toujours infultant à ce prince abattu,
Semblait l’avoir fervi moins que l’avoir vaincu.
L A honte irrite enfin le plus faible courage :L’infenfible Valois relfentit cet outrage;
Il voulut, d’un fujet réprimant la fierté,
Effayer dans Paris fa faible autorité.
Il n’en était plus temps : la tendreffe et la craintePour lui dans tous les cœurs était alors éteinte :
Son peuple audacieux, prompt à fe mutiner,
Le prit pour un tyran dès qu’il voulut régner.
On s’affemble, on confpire, on répand les alarmes:Tout bourgeois eft foldat, tout Paris eft en armes :Mille remparts naiffans, qu’un inftant a formés,Menacent de Valois les gardes enfermés.
Guise (i) tranquille et fier au milieu de l’oragePrécipitait du peuple ou retenait la rage,
De la fédition gouvernait les relforts,
Et fefait à fon gré mouvoir ce vafte corps.