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Tome dixième
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CHANT TROISIEME.

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Tout le peuple au palais courait avec furie :

Si Guife eût dit un mot, Valois était fans vie:Mais lorfque d’un coup d’œil il pouvait l’accabler,11 parut fatisfait de l’avoir fait trembler;

Et des mutins lui-même arrêtant la pourfuite,

Lui laifla par pitié le pouvoir de la fuite.

Enfin Guife attenta, quel que fût fon projet,Trop peu pour un tyran, mais trop pour un fujet.Quiconque a pu forcer fon monarque à le craindreA tout à redouter, s’il ne veut tout enfreindre.Guife, en fes grands deffeins dès ce jour affermi,Vit qu’il n’était plus temps d’offenfer à demi ;

Et qu’élevé fi' haut, mais fur un précipice,

S’il ne montait au trône il marchait au fupplice.Enfin, maître abfolu d’un peuple révolté,

Le cœur plein d’efpérance et de témérité,

Appuyé des Romains, fecouru des Ibères,

Adoré des Franqais , fécondé de fes frères,

Ce fujet Çk) orgueilleux crut ramener ces tempsOù de nos premiers rois les lâches defcendans,Déchus prefqu’en naiffant de leur pouvoir fuprême,Sous un froc odieux cachaient leur diadème,

Et dans l’ombre d’un cloître en fecret gémiffans,Abandonnaient l’empire aux mains de leurs tyrans.

Valois, qui cependant différait fa vengeance,Tenait alors dans Blois les états de la France .P-eut-être on vous a dit quels furent ces états:

On propofa des lois qu’on n’exécuta pas ;

De mille députés l’éloquence ftérileY fit de nos abus un détail inutile;

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