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ie4 LA HENRI A DE.
Ainfi l’ange des mers, fur le fein d’Amphitritc,
Calme à fon gré les flots, à fon gré les irrite.
La Difcorde ( io ) a çhoifi feize féditieux,
Signalés par le crime encre les factieux.
Miniflres infolens de leur reine nouvelle,
Sur fon char tout fanglant ils montent avec elle;L’orgueil, la trahifon , la fureur, le trépas,
Dans des ruilfeaux de fang marchent devant.leurs pas.Nés dans l’obfcurité, nourris dans la baffefTe,
Leur haine pour les rois leur tient lieu de noblefle ;Et jufque fous le dais par le peuple portés,
Mayenne en frémiiïant les voit à fes côtés :
Des jeux de la Difcorde ordinaires caprices,
Qui fouvent rend égaux ceux qu’elle rend complices, (i i)Ainfi lorfque les vents, fougueux tyrans des eaux,
De la Seine ou du Rhône ont foulevé les flots,
Le limon croupiflant dans leurs grottes profondes,S’élève en bouillonnant fur la face des ondes ;
Ainfi dans les fureurs de ces embrafemens,
Oui changent les cités en de funeftes champs,
Le fer, l’airain, le plomb, que les feux amollHTent,Se mêlent dans la flamme à l’or qu’ils obfcurçiffent.
Dans ces jours de tumulte et de fédition sThémis réfiflait feule à la contagion;
La foif de s’agrandir, la crainte, l’efpérance,
Rien n’avait dans fes mains fait pencher fa balance;Son temple était fans tache, et la fimple équitéAuprès d’elle en fuyant cherchait fa fureté.
Il était dans ce temple un fénat vénérable,Propice à l’innocence, au crime redoutable,