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Tome dixième
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CHANT CINQUIEME. îi 7

Ou tel chez les Romains l’inflexible Ateïus ( 9 )Maudit au nom des Dieux les armes de Craffus.

Aux magiques accens que fa bouche prononce,

Les Seize ofent du ciel attendre la réponfe ;

A dévoiler leur fort ils penfent le forcer:

Le ciel pour les punir voulut les exaucer.

Il interrompt pour eux les lois de la nature ;

De ces antres muets fort un trille murmure;

Les éclairs redoublés dans la profonde nuitPouffent un jour affreux, qui renaît et qui fuit.

Au milieu de ces feux , Henri brillant de gloireApparaît à leurs yeux fur un char de victoire ;

Des lauriers couronnaient fon front noble et ferein,Et le fceptre des rois éclatait dans fa main.

L’air s’embrafe à l’inftant par les traits du tonnerre ,L’autel couvert de feux tombe et fuit fous la terre;Et les Seize éperdus, l’IIébreu faifi d’horreur,

Vont cacher dans la nuit leur crime et leur terreur.

Ces tonnerres, ces feux, ce bruit épouvantable,Annonçaient à Valois fa perte inévitable.

Dieu du haut de fon trône avait compté fes jours;

Il avait loin de lui retiré fon fecours;

La mort impatiente attendait fa victime,

Et pour perdre Valois Dieu permettait un crime.

Clement au camp royal a marché fans effroi.

Il arrive, il demande à parler à fon roi;

11 dit que dans ces lieux, amené par Dieu même,

Il y vient rétablir les droits du diadème,

Et révéler au roi des fecrets importans.

On l’interroge, on doute , on l’obferve long-temps ;

H J